Le Café Philo Libertin poursuit son exploration des libertés intimes et de la pensée vivante avec une soirée dédiée au corps : lieu de sensations, de mémoire… et peut-être de pensée. Loin des caricatures, nous interrogerons la place du corps dans nos vies modernes : simple support de désirs ou véritable acteur de la réflexion morale et politique ?
Dans une ambiance conviviale, nous mêlerons littérature, philosophie et échanges libres autour d’une œuvre radicale et controversée : Les 120 Journées de Sodome du Marquis de Sade. Non pour en faire l’apologie, mais pour y lire une provocation philosophique : que révèle l’extrême sur nos normes, nos tabous et nos libertés ? Comment penser le consentement, la pudeur, la dignité et la responsabilité quand le corps devient terrain d’expérimentation, de pouvoir… ou de résistance ?
À l’heure où les discours moralisateurs réapparaissent et où la surveillance – sociale, numérique, sanitaire – encadre nos gestes comme nos images, que reste-t-il de la liberté des corps ? Nos désirs sont-ils encore nôtres, ou déjà formatés par les algorithmes, les regards et les règles implicites ? Le libertinage, compris comme exercice de lucidité et d’autonomie, peut-il éclairer une éthique du plaisir qui ne sacrifie ni la pensée, ni l’autre ?
Dans ce café philosophique, nous réfléchirons ensemble à cette question essentielle :
Le corps est-il encore un lieu de liberté ? — Corps, consentement, pudeur et société moderne.
Une invitation à penser sans se censurer et à parler sans s’imposer : chacun apporte ses lectures, ses doutes, ses expériences, dans le respect des personnes et de la pluralité des points de vue. Un espace d’échanges ouvert à toutes et tous, où l’on vient pour questionner, nuancer, et affiner sa propre éthique des plaisirs.
Entrée libre – consommations sur place.





