À PROPOS D’ABDD
Une maison libertine contemporaine.
Lire. Comprendre. Rencontrer.
Au Bonheur Des Dames est une maison libertine née à Montréal : un lieu pour lire, apprendre, réfléchir, converser et rencontrer.
ABDD s’intéresse au désir, au consentement, à la séduction, aux relations, aux corps, à la culture et à cette question qui traverse finalement tout le libertinage : comment rester libre tout en désirant l’autre ?
Nous ne cherchons ni à normaliser les désirs, ni à fabriquer une élite. Nous voulons créer les conditions d’un libertinage plus cultivé, plus conscient, plus responsable — et souvent plus intéressant.
L’élégance commence bien avant de se déshabiller.

POURQUOI ABDD EXISTE
Le libertinage mérite mieux qu’un mode d’emploi.
Le libertinage ne se résume pas au nombre de partenaires, à la fréquence des soirées ou à l’accumulation des expériences. Il nous confronte à la liberté de l’autre, à la jalousie, au refus, à la confiance, à nos insécurités et à la manière dont nous exprimons nos désirs.
C’est précisément ce qui nous intéresse.
Une part importante du projet s’adresse aux hommes, parce qu’ils arrivent souvent dans cet univers avec beaucoup de questions et trop peu d’espaces pour les poser sans posture. ABDD ne leur promet pas de devenir de meilleurs « séducteurs ». Nous préférons parler d’écoute, de consentement, de comportement, de culture, d’hygiène, de discrétion, de vulnérabilité, de rejet, de confiance et de responsabilité.
Les femmes ne sont évidemment pas des spectatrices de cette démarche. Leurs regards, leurs récits, leurs désaccords et leurs expériences sont indispensables à une conversation qui prétend parler du désir sans parler à leur place.
GENTLEMEN
L’élégance n’est pas un costume.
ABDD refuse l’idée qu’un homme « mérite » l’attention, le désir ou le corps d’une femme parce qu’il a respecté quelques règles de politesse.
Gentlemen est un espace pour travailler ce qui compte réellement : entendre un refus sans négocier, approcher sans envahir, respecter un couple, protéger une confidence, comprendre les usages d’un lieu, prendre soin de son hygiène et de sa santé sexuelle, gérer sa frustration et savoir quitter une conversation avec élégance.
Il s’agit aussi de pouvoir parler entre hommes de jalousie, de peur, de comparaison, de performance, de vulnérabilité et de toutes ces choses que l’on cache parfois derrière une assurance de façade.
Séduire sans envahir. Désirer sans exiger. Comprendre avant de toucher.
LA COMMUNAUTÉ
Une communauté, pas un catalogue de profils.
La confiance se construit par des relations. Pas par un algorithme de matching.
ABDD construit progressivement un espace communautaire privé, séparé des grands réseaux sociaux commerciaux. L’objectif n’est pas d’accumuler des comptes, mais de permettre à des personnes qui se connaissent — ou qui ont été introduites par quelqu’un de confiance — de prolonger leurs échanges dans un environnement conçu pour l’intime.
Le Cercle désignera la partie privée d’ABDD. Il n’y aura pas de catalogue public de membres, de « top profils », de compétition de popularité, de publicité, ni de fil opaque décidant à votre place qui mérite votre attention. Dans cet espace privé, aucune IA ne viendra noter, classer ou recommander les personnes. L’appartenance doit rester lisible : qui vous a présenté, avec qui vous avez créé un lien, à quelles communautés vous participez et quelle confiance vous avez construite.
L’accès à cet espace privé se fera progressivement, principalement par cooptation. Un membre qui introduit quelqu’un ne se contente pas d’envoyer une invitation : il devient un point de repère, un parrain ou un mentor, et accepte une part de responsabilité dans l’intégration de la personne.
La confidentialité sera configurable, les relations devront pouvoir être reconnues par les personnes concernées, et les mécanismes de signalement seront pensés pour les réalités du monde libertin. La discrétion protège l’intime ; elle ne doit jamais protéger les mauvais comportements.
NOS PRINCIPES
La liberté exige quelques responsabilités.
Consentement
Un oui doit rester libre. Un non n’a pas à être justifié. Une personne peut changer d’avis. La séduction ne transforme jamais l’attention de l’autre en dette.
Discrétion
Les identités, photos, conversations et relations appartiennent aux personnes concernées. Ce qui est confié dans l’intime ne devient jamais une monnaie sociale.
Responsabilité
La cooptation, le mentorat et les signalements n’ont de sens que si chacun accepte de contribuer à la qualité du cercle au lieu de déléguer cette responsabilité à une plateforme.
Indépendance
ABDD veut rester indépendant des logiques publicitaires, du classement des personnes et de la course à l’engagement. La communauté doit servir ses membres, pas les transformer en produit.

UN HÉRITAGE RÉINVENTÉ
Un nom ancien. Pas une nostalgie.
ABDD aime les salons du XVIIIe siècle, les conversations qui se prolongent tard, l’impertinence des libertins de plume et le mystère des speakeasies. Nous en retenons surtout une idée : certains espaces deviennent précieux parce qu’ils ne sont ni bruyants, ni massifs, ni ouverts à toutes les sollicitations.
Mais nous ne voulons pas rejouer le passé. Le libertinage contemporain doit intégrer ce que nous savons aujourd’hui du consentement, de la vie privée, de l’égalité, de la sécurité et de la responsabilité.
Le raffinement n’est donc pas un décor. Il se mesure à la manière dont nous recevons quelqu’un, dont nous parlons de ceux qui ne sont pas présents, dont nous accueillons un refus et dont nous protégeons la confiance qui nous a été donnée.
EN FAIRE PARTIE
On ne s’inscrit pas à ABDD comme à une application.
La partie éditoriale d’ABDD est ouverte : chacun peut lire les Vagabondages et suivre les publications. Certaines rencontres, notamment le Café Philo Libertin, permettent aussi de venir converser sans appartenir à un cercle privé.
La communauté, elle, grandira plus lentement. Nous privilégions les personnes que nous avons rencontrées, celles qui sont présentées par quelqu’un qui les connaît réellement et celles qui ont démontré, par leurs comportements, qu’elles comprennent ce que discrétion et responsabilité signifient.
Il n’existe donc pas de formulaire pour « devenir membre premium », pas de raccourci payant et pas de classement secret de candidats. On commence par lire, échanger, se rencontrer. La confiance fait le reste.

