Quand l’espace de liberté peut devenir une autre cage silencieuse
Il y a une idée séduisante, presque romantique, dans le fait d’avoir une identité secrète libertine. Une seconde peau. Une zone franche. Un territoire choisi, secret, maîtrisé, qui nous appartient.Une sorte de pièce cachée derrière la bibliothèque, où l’on peut enfin respirer sans le regard du conjoint, des parents, du patron, des collègues, du voisin qui juge la longueur de la jupe ou la solidité du couple. En théorie, cette identité-là devrait servir à une chose essentielle: se rapprocher de soi.Pas de ce que l’on projette.Pas de ce que l’on vend.Mais de ce que l’on est, vraiment. Et pourtant. À force [...]









