Les Préliminaires de l’Aube

Quand je rentre en France, certaines habitudes reviennent avec la même régularité que les odeurs familières d’un lieu longtemps quitté. Wyylde en fait partie. Non pas comme un terrain de chasse, mais comme un espace de veille, de lecture, de reconnaissance parfois. J’y suis attentif aux mots bien plus qu’aux images, aux phrases qui savent attendre plutôt qu’aux promesses trop rapides. C’est là, un dimanche, que son message est apparu. Bonjour Nicolas, Cela fait quelques mois que je vous ai remarqué sans jamais oser vous envoyer un message...cela m’arrive lorsque je me sens impressionnée. Je perds alors un peu de mon assurance [...]

De |2025-12-30T18:08:06-05:0012/25/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Les Préliminaires de l’Aube

Rester fidèle à moi-même

Apprendre à vivre sans attendre l’autorisation d’être libre. Je crois que tout commence là : dans cette injonction douce, presque tendre, que l’on entend dès l’enfance — demande avant de faire.C’est une phrase pleine d’amour, prononcée par des mères attentives, soucieuses de bien faire, de protéger.Elles veulent le mieux pour nous, et souvent, ce “mieux” se transforme en cadre invisible.À attendre la validation avant l’action.Et cette habitude, enracinée dans la chair, finit par façonner nos vies entières. J’ai grandi comme tout le monde : entre le "fais attention" et le "demande d’abord".Chaque désir, chaque élan, devait se soumettre à l’autorisation d’un autre. [...]

De |2025-11-02T15:34:52-05:0011/02/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Rester fidèle à moi-même

En route vers le Disgrâce… En toute indécence

Chronique d’un Caprice Montréalais improvisé... Ce soir-là, la ville vibrait comme un corps étendu sur le dos, offert à la lune.Montréal n’était qu’un prétexte, une toile urbaine sur laquelle allait s’écrire un poème de sueur et de soupirs. J’avais lancé le scénario quelques heures plus tôt, un simple post Facebook, presque une plaisanterie : “Mettons que vous ayez prévu de participer au Public Disgrâce de L'Orage Club, ce soir... Mettons que vous ayez besoin d'un Uber... Mettons que je sois ce "faux" Uber pour venir vous chercher chez vous, et que je vous conduise jusqu'à l'Orage. Mettons que vous puissiez être libre [...]

De |2025-10-18T22:52:31-04:0010/18/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur En route vers le Disgrâce… En toute indécence

Paris, Épernay, Bruxelles… entre torride et effervescent

Paris, toujours. Mais ce séjour là avait un goût plus épais, un parfum de draps froissés et de murs complices. J'avais choisi l’Hôtel Maxim Folies, pas pour ses étoiles, mais pour sa chambre où l’espace, rare à Paris, laissait de la place à nos excès. Le mobilier était discret, les murs clairs, mais je jurerais qu’ils vibrent encore des échos de nos soupirs et de ses cris de jouissance. La nuit fut torride, une cavalcade de corps dans une chambre devenue arène. Lorsque le jour filtra à travers les rideaux, nous avions laissé sur les draps l’empreinte humide de notre bataille, [...]

De |2025-10-08T09:36:54-04:0010/08/2025|Guides, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Paris, Épernay, Bruxelles… entre torride et effervescent

Espiritus Libres…

C’était un de ces samedis où Montréal se fait caressante, baignée d’une lumière de fin d’été qui rend chaque couleur plus sensuelle. G. est apparue, et dans sa robe blanche, elle était une vision de féminité libre, désirable et enivrante. Nous nous sommes retrouvés comme deux complices déjà avides de se redécouvrir, et très vite, je l’ai raccompagnée jusqu’à chez elle. À l’instant même où la porte s’est refermée derrière nous, la cuisine est devenue notre premier théâtre de luxure. Il y avait dans l’air une urgence, une tension animale, presque indécente. J’avais rêvé de ce corps depuis notre première rencontre. J’avais [...]

De |2025-09-28T11:17:37-04:0009/26/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Espiritus Libres…

Note à moi-même : n’oublie pas que tu es vivant

Il y a dans nos vies un danger silencieux, insidieux, presque imperceptible : l’oubli de soi. Non pas l’oubli volontaire, libérateur, mais celui qui s’installe dans la répétition. Nous faisons toujours les mêmes gestes, prenons toujours les mêmes trajets, buvons le même café, nous abandonnons au confort de la routine. Et dans cette régularité, il nous arrive d’oublier que nous sommes vivants. Être vivant, ce n’est pas seulement respirer, travailler, dormir. C’est sentir la brûlure d’un regard posé sur nous, l’imprévisible douceur d’un “bonjour” prononcé avec sincérité, la surprise d’un “je t’aime” lancé comme une gifle tendre. Ce sont les autres qui [...]

De |2025-09-05T13:34:45-04:0009/05/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Note à moi-même : n’oublie pas que tu es vivant
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