En route vers le Disgrâce… En toute indécence

Chronique d’un Caprice Montréalais improvisé... Ce soir-là, la ville vibrait comme un corps étendu sur le dos, offert à la lune.Montréal n’était qu’un prétexte, une toile urbaine sur laquelle allait s’écrire un poème de sueur et de soupirs. J’avais lancé le scénario quelques heures plus tôt, un simple post Facebook, presque une plaisanterie : “Mettons que vous ayez prévu de participer au Public Disgrâce de L'Orage Club, ce soir... Mettons que vous ayez besoin d'un Uber... Mettons que je sois ce "faux" Uber pour venir vous chercher chez vous, et que je vous conduise jusqu'à l'Orage. Mettons que vous puissiez être libre [...]

De |2025-10-18T22:52:31-04:0010/18/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur En route vers le Disgrâce… En toute indécence

Un « Les Caprices de… » un jeudi soir

Le Yoko Luna vibrait déjà d’une vie sourde quand j’entrai. Les lumières, tamisées, se posaient en nappes dorées sur les boiseries noires, comme une peau brillante de sueur sous un éclairage de fin de soirée. L’air était dense, mêlant parfums de cuisine — coriandre, gingembre confit, soja caramélisé — et notes plus animales, apportées par les corps et les vêtements. Je choisis ma place au comptoir, au fond, là où l’on peut tout observer. Je commandai un Expresso Martini, que je fis préparer au mescal fumé. La première gorgée, chaude et amère, roula dans ma bouche avant de descendre me réchauffer la [...]

De |2025-09-17T23:11:27-04:0008/20/2025|Le Caprice, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Un « Les Caprices de… » un jeudi soir

Caprice d’un soir : la Balzac et la baie vitrée

Le Sarah B avait cette lumière ambrée qui s’accroche aux murs comme une caresse tiède sur la peau. Dans le bruissement discret des conversations, je la vis entrer. Lilith. Elle s’avança avec cette élégance étudiée, robe aux découpes savantes laissant deviner la dentelle qu’elle avait choisie pour troubler. Rien d’indécent pour l’œil distrait. Tout un poème érotique pour celui qui sait lire la peau. Elle s’installa au bar, à quelques mètres de moi, le dos droit, un léger sourire aux lèvres. Elle demanda au bartender de la conseiller, prétextant ne pas connaître l’absinthe. Je la regardais, savourant ce jeu qui commençait déjà. [...]

De |2025-09-17T23:11:48-04:0008/15/2025|Le Caprice, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Caprice d’un soir : la Balzac et la baie vitrée
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