Caprice d’un soir : la Balzac et la baie vitrée
Le Sarah B avait cette lumière ambrée qui s’accroche aux murs comme une caresse tiède sur la peau. Dans le bruissement discret des conversations, je la vis entrer. Lilith. Elle s’avança avec cette élégance étudiée, robe aux découpes savantes laissant deviner la dentelle qu’elle avait choisie pour troubler. Rien d’indécent pour l’œil distrait. Tout un poème érotique pour celui qui sait lire la peau. Elle s’installa au bar, à quelques mètres de moi, le dos droit, un léger sourire aux lèvres. Elle demanda au bartender de la conseiller, prétextant ne pas connaître l’absinthe. Je la regardais, savourant ce jeu qui commençait déjà. [...]









