Paris, Épernay, Bruxelles… entre torride et effervescent

Paris, toujours. Mais ce séjour là avait un goût plus épais, un parfum de draps froissés et de murs complices. J'avais choisi l’Hôtel Maxim Folies, pas pour ses étoiles, mais pour sa chambre où l’espace, rare à Paris, laissait de la place à nos excès. Le mobilier était discret, les murs clairs, mais je jurerais qu’ils vibrent encore des échos de nos soupirs et de ses cris de jouissance. La nuit fut torride, une cavalcade de corps dans une chambre devenue arène. Lorsque le jour filtra à travers les rideaux, nous avions laissé sur les draps l’empreinte humide de notre bataille, [...]

De |2025-10-08T09:36:54-04:0010/08/2025|Guides, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Paris, Épernay, Bruxelles… entre torride et effervescent

Espiritus Libres…

C’était un de ces samedis où Montréal se fait caressante, baignée d’une lumière de fin d’été qui rend chaque couleur plus sensuelle. G. est apparue, et dans sa robe blanche, elle était une vision de féminité libre, désirable et enivrante. Nous nous sommes retrouvés comme deux complices déjà avides de se redécouvrir, et très vite, je l’ai raccompagnée jusqu’à chez elle. À l’instant même où la porte s’est refermée derrière nous, la cuisine est devenue notre premier théâtre de luxure. Il y avait dans l’air une urgence, une tension animale, presque indécente. J’avais rêvé de ce corps depuis notre première rencontre. J’avais [...]

De |2025-09-28T11:17:37-04:0009/26/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Espiritus Libres…

Note à moi-même : n’oublie pas que tu es vivant

Il y a dans nos vies un danger silencieux, insidieux, presque imperceptible : l’oubli de soi. Non pas l’oubli volontaire, libérateur, mais celui qui s’installe dans la répétition. Nous faisons toujours les mêmes gestes, prenons toujours les mêmes trajets, buvons le même café, nous abandonnons au confort de la routine. Et dans cette régularité, il nous arrive d’oublier que nous sommes vivants. Être vivant, ce n’est pas seulement respirer, travailler, dormir. C’est sentir la brûlure d’un regard posé sur nous, l’imprévisible douceur d’un “bonjour” prononcé avec sincérité, la surprise d’un “je t’aime” lancé comme une gifle tendre. Ce sont les autres qui [...]

De |2025-09-05T13:34:45-04:0009/05/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Note à moi-même : n’oublie pas que tu es vivant

La Culpabilité, ou l’art discret de nous tenir en laisse

La culpabilité est sans doute l’une des armes les plus raffinées qu’ait inventée notre société pour nous maintenir dans une forme de servitude volontaire. Elle n’a pas l’éclat des menottes ni le poids des chaînes, mais elle agit en silence, au plus intime de nos consciences, au creux de nos désirs, jusque dans nos draps froissés. Elle murmure qu’il faut se conformer, qu’il faut mériter l’approbation de la famille, du voisin, du curé, du patron, du compagnon ou de la compagne. Elle nous pousse à détourner le regard de notre propre joie pour scruter celle des autres, et à juger nos vies [...]

De |2025-08-27T16:59:35-04:0008/27/2025|Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur La Culpabilité, ou l’art discret de nous tenir en laisse

Un « Les Caprices de… » un jeudi soir

Le Yoko Luna vibrait déjà d’une vie sourde quand j’entrai. Les lumières, tamisées, se posaient en nappes dorées sur les boiseries noires, comme une peau brillante de sueur sous un éclairage de fin de soirée. L’air était dense, mêlant parfums de cuisine — coriandre, gingembre confit, soja caramélisé — et notes plus animales, apportées par les corps et les vêtements. Je choisis ma place au comptoir, au fond, là où l’on peut tout observer. Je commandai un Expresso Martini, que je fis préparer au mescal fumé. La première gorgée, chaude et amère, roula dans ma bouche avant de descendre me réchauffer la [...]

De |2025-09-17T23:11:27-04:0008/20/2025|Le Caprice, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Un « Les Caprices de… » un jeudi soir

Caprice d’un soir : la Balzac et la baie vitrée

Le Sarah B avait cette lumière ambrée qui s’accroche aux murs comme une caresse tiède sur la peau. Dans le bruissement discret des conversations, je la vis entrer. Lilith. Elle s’avança avec cette élégance étudiée, robe aux découpes savantes laissant deviner la dentelle qu’elle avait choisie pour troubler. Rien d’indécent pour l’œil distrait. Tout un poème érotique pour celui qui sait lire la peau. Elle s’installa au bar, à quelques mètres de moi, le dos droit, un léger sourire aux lèvres. Elle demanda au bartender de la conseiller, prétextant ne pas connaître l’absinthe. Je la regardais, savourant ce jeu qui commençait déjà. [...]

De |2025-09-17T23:11:48-04:0008/15/2025|Le Caprice, Vagabondages libertins|Commentaires fermés sur Caprice d’un soir : la Balzac et la baie vitrée
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