À qui j’appartiens ? À moi. Et à mon désir.
S’il y a une personne à qui j’appartiens, c’est moi-même. Cela peut paraître arrogant. Peut-être même égoïste. Mais c’est une vérité longuement mûrie, distillée au fil de vingt années de libertinage, entre regards brûlants, peaux offertes et plaisirs choisis. Le libertinage m’a appris que je suis à moi. Mon corps n’obéit qu’à mon désir. Et ce désir ne supporte ni cage ni serment. Il s’offre. Ou il s’éteint. Oui, nous naissons attachés. Une mère, un cordon, puis des règles, des modèles. Et parfois, il faut une vie pour couper. Le libertinage, lui, m’a tendu les ciseaux avec douceur et clarté. C’est dans [...]








